Enfin nous avons reçu de notre collaborateur Remy de Gourmont la lettre suivante :

20 septembre.

Mon cher Vallette,

Je serais ingrat et maladroit si, après le succès du Latin Mystique, je n'offrais mes humbles remerciements aux abonnés et aux lecteurs de cette revue, et si je n'ajoutais quelques menues réflexions.

Tout simplement ceci : le Latin Mystique représentait, au point de vue matériel, un assez gros effort, réclamait des frais relativement élevés ; plusieurs des principales maisons d'édition s'en rendirent compte et refusèrent la partie. Or, ce qui a effrayé de solides commerçants, nous l'avons réussi, — et cela grâce à votre bonne administration et la sympathie intelligente de nos amis proches et lointains. Un libraire n'est donc pas plus indispensable qu'un journal à un écrivain qui redoute les compromissions. Il fallait le prouver ; c'est fait, — et plus que fait. On dira que ce n'est rien et qu'il faut voir la suite : on la verra.

Affectueusement,

Remy de Gourmont.

« Echos divers et communications », Mercure de France n° 34, octobre 1892, p. 187