Notice

1° Edition originale :

Théodat : in-12, carré, couverture d'après une étoffe byzantine ; dédié à Madame B. de Courrière; Edition du Mercure de France, 15, rue de l'Echaudé, Paris, 1893. « Théodat fut représenté au Théâtre moderne, par les soins du Théâtre d'Art, le 11 décembre 1891, sous la direction de M. Paul Fort, — le rôle de Théodat tenu par M. Lugné-Poe et celui de Maximienne par Mlle Camée ; — le décor et les costumes dessinés par M. Maurice Denis. » Apparition annoncée dans le Mercure de France de juin 1893, p. 192.

2° Autres éditions :

« Théodat », La Revue Indépendante, 1889. Préoriginale (?) de Théodat, présentée comme ayant été écrite en octobre-novembre 1888 [signalé par Frédéric Piton]

Lilith, suivi de Théodat, Société du Mercure de France, 26, rue de Condé, Paris, 1906. In-18

Théâtre. Théodat Le Vieux Roi, par Rémy de Gourmont, Georges Crès et Cie, 21, rue Hautefeuille, Paris, 1925. « Edition décorée de compositions originales dessinées et gravées sur bois par Pierre Guillemat »

Théodat. The Old King, traduction de R. Aldington, Drama, n°22, 1916

3° Recensement des exemplaires (290 exemplaires numérotés et monogrammés par l'auteur, dont 18 vert byzantin ; 6 vergé d'Arches ; et 6 Whatman) :

Mercure de France : n° 39 avec envoi à Anatole France (B.N.F., Réserve des livres rares. Rés. P. Yf.432) ; n° 87 (50 Coutances) (exemplaire de Louis Denise)

Crès : n° 494, 700, 1418 / 1950

4° Envois :

Louis Denise, Anatole France

A J. Lorrain, cordial hommage. R. de Gourmont [catalogue « Naturalisme, Symbolisme et Décadence », automne 2005, Librairie Giraud-Badin]

A Marcel Schwob en vive sympathie R. de Gourmont [catalogue « Les Fatidiques », janvier 2002, Librairie Saunier]

5° Représentations :

Théâtre moderne, 11 décembre 1891 (voir ci-dessus)

Adaptée en un acte par Guy Verdot, Théodat a été jouée, par la Comédie française, à la radio nationale (France-Culture), le 25 octobre 1970, dans la mise en ondes de Jacques Reynier et avec la distribution suivante :

Théodat, évêque de Clermont : Michel Etcheverry ; Maximienne, femme abandonnée de Théodat : Bérangère Dautun ; Martial et Paulin, clercs ordinands : François Beaulieu, Noël Silberg ; le portier de la basilique : Louis Eymond, le récitant : Jean-Noël Sissia. Durée 30 minutes [source : L'Avant-Scène, n° 476, 15 juillet 1971, signalé par Jean Duval]

Echos

Je possède encore la maquette du décor et des costumes de Théodat, par Maurice Denis, qu'il ne fut pas possible d'exécuter selon toute sa splendeur. Finalement la toile de fond fut composée d'une légère draperie jaune semée de lions rouges que Mme Paul Fort (car cet être extraordinaire avait trouvé le moyen de se marier parmi tous ses tracas) voulut découper et coudre elle-même. Je la vois encore, charmante, appliquée, dans son petit logis d'Asnières, travaillant pour le grand art, collaboratrice de nos chimères ! (Remy de Gourmont, « Paul Fort », Promenades littéraires, 4e série)

Le 11 décembre 1891, le Théâtre d'Art de Paul Fort représentait une pièce de Remy de Gourmont. Cette soirée fut mémorable. On y récita devant des décors d'Ibels et de Maurice Denis trois fragments de Fier-à-bras, Berte au grand pié et Roland; on y donna les premières représentations des Aveugles de Maeterlinck, du Concile féerique de Jules Laforgue, du Cantique des Cantiques de Roinard, avec orchestration musicale, lumineuse et odorante (le programme expliquait la concordance des sons, des voix, des couleurs et des parfums) et enfin de Théodat.

C'est une pièce fort simple et pleine de majesté, où l'on voit un évêque gallo-romain se laisser reprendre par les caresses de son ancienne femme (Pierre de Querlon).

Et puis, dans cette séance, on entendit le Concile Féerique de Jules Laforgue, désinvolte et profond, pour la première fois les Aveugles de Maeterlinck, et le Théodat de Rémy de Gourmont (A. Fontainas, Mes Souvenirs du Symbolisme).

Le Théâtre d'Art [...] a représenté, au cours de ses trois années d'existence, quelques-uns des meilleurs essais dramatiques du Symbolisme, comme [...] Théodat, de Gourmont (Jaulme et Moncel, Le Mouvement symboliste).

Il vient de me tomber sous les yeux, au cours d'un classement de papiers, un vieux feuilleton où M. Sarcey narre une des représentations fameuses du Théâtre d'Art. Après avoir raconté à sa manière Les Aveugles, Le Concile féerique, Théodat, il ajoute gracieusement : « Toutes ces charges d'atelier nous avaient conduits à une heure du matin... » Peut-être fûmes-nous indignés, il y a sept ans ; aujourd'hui je trouve à telles appréciations un grand charme (R. de Bury [R. de Gourmont], « Les Journaux », Mercure de France, novembre 1898).

Julien Leclercq, « Théâtre d'Art : La Geste du Roy. — Les Aveugles. — Le Concile féerique. — Théodat.Le Cantique des Cantiques. », Mercure de France, janvier 1892
Marcel Fouquier, « Théâtre : Théodat », La Nouvelle Revue, janvier-février 1892, p. 211-212
Saint-Antoine, « Remy de Gourmont : L'Idéalisme, Théodat, Le Fantôme », L'Ermitage, octobre 1893

Théodat.